Le softboard, la planche maligne à emporter en surf trip

24 juin 2026 Non Par Doc-Voyage
Le softboard, la planche maligne à emporter en surf trip

Le softboard (planche de surf en mousse) est le compagnon idéal en surf trip. Léger, compact, quasi increvable en soute et adapté aux petites conditions comme aux spots bondés, il permet de surfer presque partout. Même les surfeurs confirmés l'embarquent pour s'amuser et dépanner quand la planche rigide reste au sec.

J'ai longtemps snobé la mousse. Pour moi, c'était la planche du débutant, celle des écoles de surf et des locations de plage. Puis un matin au Maroc, ma rigide est arrivée fissurée du tapis à bagages, la lèvre en miettes. Trois jours d'attente pour une réparation, des vagues parfaites devant le nez, et zéro planche pour les prendre.

C'est un Australien croisé sur le spot qui m'a tendu son softboard en haussant les épaules : « Try it, mate. » J'ai pris la session la plus drôle du voyage. Depuis, la mousse ne quitte plus ma housse.

Dans cet article, je vous explique pourquoi le softboard est devenu mon assurance voyage préférée, dans quelles conditions il brille, et comment le choisir sans se tromper.

Pourquoi emporter un softboard en surf trip ?

Un surf trip, c'est de l'imprévu. Vagues molles, shore break violent, spot noir de monde, bagage cassé… La planche rigide, aussi belle soit-elle, ne pardonne pas toujours. Le softboard, lui, encaisse.

Voici ce qui fait sa force quand on bouge :

  • Léger et facile à porter
  • Résistant aux chocs en soute
  • Flottant : rame plus facile
  • Sans danger pour les autres
  • Fun même dans les petites vagues

Le secret, c'est sa flottabilité. Là où une rigide cale dans une vague molle, la mousse glisse. Résultat : on rame moins, on prend plus de vagues, on rentre avec le sourire.

Dans quelles conditions le softboard fait la différence ?

La mousse n'est pas une planche « par défaut ». Elle a ses terrains de jeu, où elle dépasse largement la rigide. Voici comment je répartis mes choix sur place.

Condition Rigide Softboard Verdict Yann
Petites vagues molles Galère Excellent Mousse sans hésiter
Shore break puissant Risqué Plus sûr Mousse pour s'amuser
Spot bondé Stressant Rassurant Mousse, moins de casse
Belle houle creuse Parfaite Limitée Rigide évidemment
Initiation d'un proche Difficile Idéal Mousse, point final

Sur les « petits jours » qui représentent une grosse partie d'un voyage moyen, la mousse sauve des sessions entières. Et quand la houle arrive enfin, on ressort la rigide, frais et reposé.

La pratique du softboard

Quel matériel emporter pour un surf trip réussi ?

Avant de partir, je fais toujours le même tri. La règle d'or : voyager léger, mais ne jamais sacrifier la sécurité. Pensez aussi à vérifier les recommandations de la Fédération Française de Surf en matière de pratique et de prévention, surtout si vous débutez ou voyagez avec des proches.

Côté planches, j'embarque une rigide pour les bons jours et une mousse pour tout le reste. Sur ce point, les softboards Medina sont un bon exemple de planches pensées pour le voyage : leur construction hybride combine un noyau renforcé (stringer, fibres, résine) et un revêtement en mousse, ce qui leur donne un comportement proche d'une rigide tout en encaissant les coups de la soute. C'est exactement le genre de planche qui passe les voyages sans broncher.

Ma checklist matériel avant le départ :

☐ Une rigide pour les bons jours
☐ Un softboard pour dépanner
☐ Une housse rembourrée solide
☐ Dérives de rechange et clé
☐ Wax adaptée à l'eau chaude
☐ Leash de secours
☐ Trousse de réparation rapide

Le softboard est-il vraiment pour les surfeurs confirmés ?

Je le pensais réservé aux débutants. J'avais tort. Au Portugal, j'ai vu un local rider une mousse de 6'0 sur un beach break creux avec un style à faire pâlir n'importe quel longboarder. Roundhouse cutback, petit tube, sortie tranquille.

Ce que personne ne m'avait dit, c'est que la mousse change la façon de surfer. On ose plus. On tente des trucs idiots. On rigole. Et paradoxalement, on progresse, parce qu'on multiplie les vagues sans la peur de casser une planche à 600 euros.

Aujourd'hui, des marques produisent des softboards performants, taillés pour le surf engagé et pas seulement pour l'école de surf. La frontière entre « planche fun » et « planche sérieuse » s'efface.

choisir son softboard pour voyager

Comment choisir son softboard pour voyager ?

Tous les softboards ne se valent pas. Pour le voyage, je regarde quatre critères avant d'acheter.

Critère Ce qu'il faut viser Pourquoi
Construction Noyau renforcé (hybride) Tient en soute, surfe mieux
Taille 5'6 à 7'0 selon niveau Polyvalence en voyage
Dérives Système amovible (FCS) Démontage facile, transport
Poids Le plus léger possible Bagages et portage

Pour un voyageur polyvalent, une mousse hybride autour de 6'0 à 6'6 couvre la majorité des situations : assez de volume pour les petits jours, assez de nervosité pour s'amuser quand ça pousse.

Budget softboard de voyage : comptez entre 250 et 650 € pour une mousse de qualité à construction hybride. Un investissement vite rentabilisé si vous comparez au coût d'une rigide cassée en soute ou d'une session de location à 30 € par jour, multipliée sur deux semaines.

Mon verdict après des années à voyager avec la mousse

Le softboard n'a pas remplacé ma rigide. Il l'a complétée. C'est la planche qui transforme un « petit jour décevant » en session mémorable, et un bagage cassé en simple contretemps.

Mon choix : une rigide pour la performance, une mousse hybride type Medina pour tout le reste. Le combo qui ne déçoit jamais en voyage.

Et vous, prêt à glisser une mousse dans votre housse au prochain départ ? Embarquez-la une fois, juste pour voir. Je parie que vous ne repartirez plus sans.

P.S. : le jour où votre rigide arrivera cassée sur le tapis à bagages, vous me remercierez d'avoir insisté.